7h.30 Rendez-vous sur le parking du gymnase.
Il fait déjà chaud… Cela promet de taper dans la vallée !! il va y avoir du monde au lac…
Nous sommes 12, quatre voitures partent en direction de la Tarentaise et grimpe vers le col de la Madeleine pour atteindre le chalet de Lachat.
Là il fait frais, tout juste bien pour échauffer les muscles sur le chemin qui monte en pente douce (provisoirement) vers l’impressionnante Combe Bronsin que l’on peut admirer tout à notre aise juste en face de nous.
Quelques fleurs, gentianes acaules, primevères printanières, pensées, somptueuses anémones soufrées et rhodendrons…fleuris déjà alors que la neige est encore bien présente. Dans les différents rus descendants on verra aussi la rare et minuscule grassette.
Les névés apparaissent mais se laissent plus ou moins facilement contourner dans les fortes pentes herbeuses… Ca chauffe dans les molets, la colonne vertébrale et les poitrines suintent au travers des polos et des chemisiers…respire, encore un effort… le chemin effacé par les névés et détruits par les avalanches prend des allures vertigineuses qui inquiètent, pose le pied là, l’autre là, mais je ne peux pas, mais si tu peux, aller ça passe, ça y est, t’y es presque, un petit pas seulement encore… Ne pas regarder en bas, ça fout la trouille, non on ne redescend pas par ici, Bernard connait bien, t’inquiète…
Le départ
Et c’est le palier au pied de la Pointe de la Combe Bronsin 2499 m, on pose les sacs, ceux qui sont fatigués peuvent s’arrêter ici car on y déjeunera. Seuls les sacs s’arrêtent, les 24 jambes continuent, 100 m à grimper encore, rude, névés et herbes glissantes au choix des instincs… on y arrivera tous là haut et là haut c’est quand même superbe, ouf ! quelle vue du 360° degré qu’aucune photo ne peut rendre compte malgré le ciel profondément bleu, les sommets du Mt Blanc au Mt Blanc en passant par Mt Pourri, Grande Casse, Aiguille d’Arves, Granier, Arclusaz et glaciers attenants encore enneigés… Epoustouflant !
Désolé pour vous mais il faut monter à pieds pour voir et les smartphones et tablettes n’aident en rien…L’effort physique est nécessaire mais quelle récompense !
Ce n’est pas de tout cela il faut descendre… à la ramasse pour certains, sur les pieds pour les plus expérimentés sur le derrière pour les néophytes, vous connaissez la ramasse ? Non ? Alors la technique consiste à descendre sur les névés en glissant sans ski sur les chaussures…ou sur le cul… c’est dangereux certes, parce qu’au bas du névé les rochers vous attendent, agrémenté d’un petit torrent parfois, pas de régulateur de vitesse, pas de contrôle d’équilibre, pilotage automatique non plus vous devez obligatoirement vous en référer à votre IN ( Intelligence Naturelle et non IA) vous prenez le risque ou pas, certes vous descendrez beaucoup plus vite… pas forcément entier en bas…
Les uns prudemment comme il se doit en montagne les autres par leur sens aigus de l’équilibre on a tous retrouver nos sacs d’où l’on a tiré le repas.
C’est assis sur les rochers ou dans l’herbe que chacun a dégusté ses propres créations culinaires de randos, du sandwich à la salade composée en passant par terrines cakes et gâteaux en n’omettant pas quelques fromages je vous assure que ces repas valent mieux que tout autre y compris ceux des grands toqués. Aucune comparaison possible. Bien sûr il faut redescendre les restes : boîtes plastiques et bouteilles verre…absolument vides assurément.
Et puis il y aura la sieste non crapuleuse mais plutôt en boule…de neige, c’est la bagarre pour quelque jeunesse du groupe en retour d’adolescence, grands sourires, grandes joies, quelques cris et quelques vengeances froides le dos dans la neige.
Le repas tiré du sac
La descente se fera presque tranquillement dans un chemin n’existant plus que sur l’IGN, on arrivera aux lacs du loup sous le col éponyme, on remontera un peu dans les « arcos » pour atteindre le parking ou les voitures en ont marre d’être surchauffées… le temps de reprendre le contrôle des pieds dans des chaussures légères tout en rêvant d’un bonne grosse bière et on est parti…
La bière en fait on la boira chez Jean Pierre à St Pierre… Merci à lui et merci à Bernard pour avoir eu l’idée de cette rando magnifique.
La descente sur les lacs du Loup